Ma cyclo à
moi
C'est sur une gentille proposition de Christine et en
préparation pour St Jean de Luz que je me suis inscrit sur
la
cyclosportive dénommé "Barousse-Balés".
Je ne savais pas pourquoi un de ses surnom est "Charlinette", la suite
vous le fera comprendre.
Cotés
négatifs :
Je commence par les cotés négatifs de ce
week-end.
J'aurai dû prendre mon samedi pour pouvoir profiter
au
mieux des lieux. Je n'aurai pas dû oublier l'appareil photo.
Faut
vraiment être débile, résultat, il ne
reste que des
images mais dans ma tête, et certes elles y resteront un bon
moment mais pour les faire partager, c'est un peu plus dur. Dernier
point, nous n'étions qu'un nombre réduit
(Christine,
Richard, Karl et moi).
Cotés positifs
: Tout le reste.
Samedi soir, j'arrive au camping prés du village natal de
Christine. Une douche et deux ou trois commentaires pour se mettre dans
l'ambiance. Je monte la tente Décat que Christophe m'a
prété en 2 secondes comme dans la pub. et
rapidement
dodo. Sauf que c'est la première fois que je campe et je me
suis
mis sur une place en pente et avec des racines, je me trouve quand
même un coin potable et "good night".
Dimanche matin, le réveil est programmé
à 7h. Tout
le monde est debout à 6h30... On se prépare
tranquillou
et en route pour le départ
Récupération des dossards, on retrouve Karl au
départ, tout est en place et c'est parti pour un bon moment
sportif. Au programme 105 km "vallonné" avec en dessert les
20
derniers kilométre, l'ascension du col de Barés.
On roule un bon moment ensemble (les 4 fantastiques (du club)), on
rattrape même un groupe et puis c'est bientôt
chacun sa
route car il vaut mieux rouler à son allure pour conserver
des
forces en vue du plat de résistance.
Le plat de résistance qui arrive en fait plus vite que
prévu, car même si les 80 premiers kilo sont
vallonnés, je ne les ai presque pas vu passés.
J'arrive
donc au pied du fameux col en moins de 3 heures ( pour info le premier
est en haut en 3h22). Il me reste donc 20 kilo de montées
que
certains mon décrit comme pitoresque...
En gros il y a deux parties. 10 bornes "faciles" à
5 %. Je
sentais bien que ça grimpait, mais toujours dans l'euphorie
de
mes dépassements (ce qui est trés rare pour moi)
je me
disais que ça allait être une
formalité. Puis vint
le ravitaillement de mi-col. Là un
bénévole
annonce la couleur : "à partir d'ici, c'est un peu dur,
aprés c'est plus facile et pour finir c'est trés
dur"
"Cause toujours mon bonhomme" que je me dis dans moi même,
avec
la forme que j'ai, tu va voir ce que tu va voir. Bon, lui il a rien vu,
moi par contre j'ai mieux compris qu'il nous disait ça pour
pas
nous faire trop peur.il reste maintenant 11 kil, je passe donc le pont
aprés ce fameux ravitaillo et c'est directement des
montées à 10% et plus. Il nous à dis
que ça
aller ce calmer, j'ai toujours la forme, je gére ma
montée comme Seb me l'a appris et ça se passe pas
trop
mal. Certes c'est beaucoup moins rapide que la première
partie
mais je continue ma progression au classement.
Plus que 9 kilomètres, c'est de plus en plus dur.... Plus
que
8.... je ne remonte plus personne... Plus que 7, je trouve le temps
long.... Plus que 6, les gels ne font plus d'effet, j'ai mal aux
jambes, je n'ai pas vu le coin plus facile annoncé en bas.
C'est
toujours de plus en plus dur, on a déjà
croisé les
premiers qui redescendent du col, je doute. Et dans ces moments, vu la
vitesse, t'as le temps de te rendre compte que tu n'aurais peut
être pas dû venir. Allez on s'accroche, il y a
même
des spectateurs qui encouragent, c'est cool, mais c'est dur. Plus que
5... On annonce un poste de ravitaillement pas loin, Richard vient de
me doubler, il est dans sa course, m'a t'il vu ? Je lui glisse un
encouragement et il est déjà loin. C'est fou les
écart que l'on fait en montée. Je n'ai plus de
force, je
vais poser pied à terre... Non, un peu d'orgueil
quand
même, je vais jusqu'au ravitaillo. Il reste 500 m, on peut
croire
que c'est court, mais avec cette fichue pente à plus de 10%,
c'est vraiment long, je suis à 7 km/h voire moins par
passage.
Inutile de dire que je suis trempé de sueur et de flotte, je
m'arrose souvent, je dégouline, je n'y vois plus
trés
bien. Enfin le poste de secours tant attendu à l'horizon, un
dernier effort et le voilà. Je décide de prendre
mon
temps, je ne suis plus trés lucide, j'essaye de trouver un
acheteur pour mon vélo... Les
bénévoles sont super
et bien fourni en eau et coca frais. Un gave coule à
proximité (frigo tout trouvé). Je retrouve enfin
au bout
de plusieurs minutes ma lucidité et je repart. Pour
atteindre
mon premier "point dur" au bout de quelques centaines de mettre. Un
type se jette sur le bas coté, perclu de crampe (le type,
pas le
bas coté). Ca me fout un coup au moral et je ne tiens pas 10
m
de plus, je n'en peux plus, je stoppe. Je marche un peu, il me double,
je remonte en selle, je le vois mettre pied à terre un peu
plus
loin, je le redouble.. Plus que 4 kilo... C'est l'enfer !!! Il faut
super chaud, je ne comprend plus rien, les panneaux
kilométriques (qui indique le %age et les kilo restant) ne
passent plus, en tout cas il mettent un temps fou à venir.
Aprés un virage, je vois une fille venir vers moi avec une
verre
d'eau, elle me demande si je veux qu'elle m'arrose, moi je
préférerai une moto... J'arrive à
l'emplacement de
ces gens charmants et décide de leur tenir compagnie un
moment.
Ce sont des connaisseurs et trés sympa en plus. Ils prennent
soin de moi, régle mon frein arrière qui
déconne
depuis le début et me remotive, plus que 300m de dur et
aprés ça va mieux. J'enfourne un gel et c'est
reparti.
Bien sur c'est dur, mais je me sens mieux, les 300m passe et c'est
effectivement un peu plus facile... Plus que 3, RAS. Ca va mieux...
Plus que 2... Bizarre, Richard est sur le bas coté en sens
inverse. Déjà dans la descente ? Non, plus de
jus, il
bache. Je n'insiste pas, si ce n'est pour la forme, ça doit
être dur pour lui, mais moi je sens que je peux finir, alors
gaz... Enfin GAZ!!!, c'est une expression. On m'avait
prévenu,
la fin est un peu plus dure et revoilà les pentes
à 8 ou
9 %, mais ça sent le sommet (mon premier vrai!!!). Je
m'emballe
un peu et revient même sur quelques concurrents. Plus qu'un
kil... La température baisse beaucoup, ainsi que ma forme,
je
croyais être tiré d'affaire mais non, il faut
toujours
être prudent et je dois encore une fois stopper à
600m de
l'arrivée. La honte... Non pas trop en fait. Je reprend mon
souffle et j'en termine enfin. 5 h 22, dont pratiquement 2h30 pour les
20 derniers, énorme, on est encore bien acceuilli en haut,
je me
restaure reprend mes esprit car il faut maintenant redescendre. En bas
ce sera la douche, le repas, remise de prix. Attention toutefois
à me pas faire d'erreur, car la descente est vraiment
compliquée, surtoût au début. J'ai
froid, j'ai mal
aux jambes, aux bras, aux cervicales, bref, rien ne vas. Donc
concentration maxi. Je croise Christine, l'encourage, plus qu'un kilo
pour finir... Je descends, les freins chauffent, la
température
remonte au fur et à mesure que je descends, la route
s'élargi et tout d'un coup ; c'est le bonheur !!!
Des
enfilades de virages large à plus de 40/45, sans toucher aux
freins et sans risque, j'en oublie presque les heures
passées
dans la montée.
Me voilà en bas, je retrouve Richard étendu
devant sa
voiture, on discute un peu et je vais me doucher, peut être
une
des meilleures de ma vie... le temps de revenir prendre le short que
j'ai oublié dans la voiture et Christine est
déjà
là. Elle semble satisfaite d'en avoir fini. Les deux vont se
doucher, je vais prendre une bière...
Le repas est ensuite offert par l'organisation (enfin, c'est compris
dans le prix d'engagement). On est dans les derniers, mais l'acceuil
est toujours au top, la daube est plus que copieuse et trés
bonne. Nous avons pour compagnon de table des
bénévoles
et des "croix rouge". Chacun partage les expériences de sa
journée. Puis c'est dessert et café et
même rab de
dessert (Ils n'ont pas eu ça à Klag !!!) La
journée touche à sa fin avec la remise des prix.
J'ai
rien gagné... ça je m'en doutais. Même
pas au
tirage au sort, tant pis.
Allez faut se rentrer !!! Direction camping... Le repliage de la tente
Décat est pour le moins un peu plus compliqué que
le
dépliage. Sur la notice, ils disent 10 secondes, en fait,
c'est
10 minutes à deux et par hazard qu'elle reprend sa forme
initiale. Il va falloir que j'explique à Chris comment on
à fait rentrer tout ça dans la poche avant qu'il
me fasse
la tête...
Vous l'aurez compris, au terme de ce trés long
récit,
c'est comme ils disent à la télé : QUE
DU BONHEUR
!!!
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