Hydratation
et Triathlon
Par
Denis L. (Chercheur)
1. Tout sportif un tant soit peu expérimenté
pratique assidument la régle simple: il faut boire avant,
pendant
et après
l'entraînement et les compétitions. Que de
pépins musculaires ou tendineux (claquage, tendinite,
contractures, torsion des testicules, éclatement de seins),
pincement sciatiques et cruraux ou
règles douloureuses seraient
évités si on s'astreignait à cette
stricte mais simple discipline !...C'est rageant
quoi!
Mais
que boire me direz vous ? Bonne question.
2. Que boire ? La bière n'est non seulement pas un dopant,
contrairement aux calomnies viles et mensongères
assénées sur certains sites soit disant
sportifs, mais une boisson d'apport
énergétique et de
récupération recommandée par les plus
grands triathlètes professionnels: Simon Lessing, Charly
C....., Lucien E...., Michael Owen,
Zinedine Zidane, Charles de Gaulle. Elle provoque chez certains une
hilarité saine et contagieuse et des ballonnements
que de francs et larges pets ou rots peuvent évacuer, ce qui
peut accessoirement renforcer
l'hilarité chez un
triathlète sur 5 environ (estimation TCA,
janvier 2005, sur un échantillon de 5 nageurs de ma
ligne d'eau dont moi).
3. Que boire (bis) ? Mais contrairement à une
légende bien ancrée chez certains et certaines
(que vous reconnaîtrez par leur silhouette
caractéristique à la piscine), il ne faut pas
boire n'importe quelle bière !
Bières noires tièdes par
pintes en temps froid (Guiness), bière
brune chambrée par pintes en mi saison (Guiness) , blondes
légères avant l'entraînement par pintes
(Guiness) , blondes plus chargées après par
pintes (Guiness). NB on remarquera ici que la bière
ne se boit jamais par demi-pinte.
4. Quand boire ? On fait souvent l'erreur de croire qu'il est
contre-indiqué de boire une bière au
départ d'une compète et en nageant. Et
bien c'est une erreur ! Les effets
évoqués ci dessus améliorent
significativement la flottabilité du nageur en combinaison
intégrale (mais pas en piscine en maillot de bain) et ce de
façon totalement autorisée: buvez donc une bonne
bière, bien chargée en gaz avant le
départ de la natation. Je déconseille ici les
autres boissons gazeuses souvent importées de pays aux
normes sanitaires mal contrôlées comme le Coca
cola ou le Pepsi Cola qui tentent d'imiter la Guiness et d'abuser le
triathlète novice.
5. Comment boire ? Le problème numéro un du
triathlète est la consommation de bière
à vélo. Elle demande une effet une
stabilité dynamique et un équilibre
parfaits car les vibrations d'un vélo mal tenu
peuvent dégazer la bière dans le bidon
et le transformer en bombe de CO2 comprimé dont l'explosion
est dangereuse. Elle explique la plupart des chutes
attribuées à des nids de poule ou autre plaques
d'égout, (plusieurs exemples récents dans mon
club le T.. du S.... de C.....) : on
comprendra en effet que la projection du bouchon de
bidon à plusieurs bars de pression dans les parties molles
du triathlète provoque, une crispation spasmique fatale qui
entraîne la chute du coureur. Mais il y a plus
grave: même si le coureur en réchappe, la
bière dégazée est de toute
façon imbuvable. L'habileté des professionels est
remarquable à cet égard et fait souvent la
différence: nous avons tous en tête l
hilarité pétillante de J Benedict. lors
de son épreuve de vélo au championnat du monde
qu'elle remporta en 2004 avec un ravitaillement 100% Guiness, et non
pas GRISOSTAR comme son contrat de sponsoring l'a
obligé à le faire croire.
6. En course à pied, le solide ne passe pas, il faut donc
s'alimenter en liquide, nous sommes d'accord. Mais pourquoi en
bière ? Vérifie le toi même
à ta prochaine compète: boire de la
bière fraîche, chargée en acides
aminés, sucres rapides et vitamines est pratiqué
par tous les triathlètes chevronnés en
course à pied. C'est même leur secret,
souvent bien caché! outre son bienfait
diététique, boire de la bière en cap
permet aussi de tranformer toute course en excellent souvenir :
- soit on est en plein boum, on fait le tri de sa vie et vous
voir boire une bonne bière en courant et roter bruyamment
quelques mètres plus loin puis
ré-accélérer (au bluff sur
200m) dégoutera assurément tous vos
poursuivants au moins ceux qui n'auront pas visité
ce site (ça marche aussi avec un verre de
vin rouge mais l'effet n'est que visuel): la victoire
récent de N ... Benedict. aux 10 km de T... n'a pas d'autre
explication.
- soit on est dans le cirage et mieux vaut alors prendre les choses du
bon coté, profiter de la fraîcheur
inégalée d'une gorgée de
bière fraîche délicatement
houblonée, et recommencer tous les deux km.
Essayez, franchement, essayez, vous ne raterez plus jamais
aucune course !
7. Après la course. Entre 2 et 5 pintes de
bière bues sur une heure après
l'arrivée ont un effet démâtant: on se
demande bien pourquoi ce n'est pas interdit par le réglement
FFTRI tellement l'euphorie et le bien être
apportés confinent aux effets hallucinogènes les
plus puissants . Mais non j'ai
vérifié, c'est permis !
On
le voit, inutile de dépenser ses sous en magazines
spécialisés changeant leurs conseils
diététiques "scientifiques" tous les trois mois.
Le plus élémentaire bon sens et ces
règles simples vous feront progresser dans votre sport
favori et dans votre vie de tous les jours.
Merci
de soutenir ma démarche auprès du bureau du club
pour trouver les sponsors bien appropriés: bars, brasseurs,
négociants en boisson,... un monde merveilleux
est à prospecter ! Malgré mes
obligations, je suis prêt à aller visiter la
brasserie Guiness à Dublin dés que le bureau aura
voté ma subvention.