CD La Baule
Voici le récit d' une victoire personnelle au triathlon :
Ce CD de la Baule constituait pour moi la dernière
chance de
finir un triathlon en 2005. En effet, pour cette première
année de
pratique mon bilan était bien maigre puisque vierge :
-1ère expérience : juin 2005
sprint par équipe d' Hostens :
disqualification en plein vélo pour être resté
décroché du groupe de
plus de 50 m pendant plus de 30s...Il y a effectivement beaucoup de
règles dans le triathlon pas toujours connues des
licenciés...
- 2ème expérience : juin 2005 MD
de Zarrautz :
disqualification car hors délai après la partie
vélo... pour 2min après
4 heures d' efforts ! C' est dur d' être le premier... hors
délai.
- 3ème expérience: septembre 2005
MD de St Jean de Luz
:pensant avoir profité des expériences
précédentes, remonté comme une
pendule et prêt à esquiver tout arbitre, me voilà
en train d'
abandonner au 4ème kilomètre de la c.à.p.
incapable d' imaginer finir
les 16 derniers par plus de 40°c. Maigre consolation, il y a eu
presque
50% d' abandon ce jour là...
Manque de chance ? Mauvais calculs ?
Peut-être n' étais-je pas prêt tout simplement.
Me voici donc au départ, ce dimanche à 14h, du CD de
La Baule.
Après une matinée très pluvieuse voici le soleil
qui apparaît mais avec
un fort vent malheureusement, ce qui génére un certain
courant et
quelques vagues dans la mer. Mais qu' importe rien ne me
détournera de
mon objectif.
Top départ. Je me précipite à l' eau en
même temps que 700 autres
concurrents. Ca se bouscule, ça se nage dessus , ça se
donne des
claques. C' est pas grave, personne m' empêchera de finir. Je me
dis
que ça va se décanter... Eh bien non! pendant 1500m j' ai
reçu des
claques et des coups de pieds.
Je n' ai jamais réussis à prendre mon rythme. J' ai
l' impression
d' avoir nager qu' en water polo ( c' est pas grave c' est un bon
éducatif...). Je sors de l ' eau. Il reste au moins une centaine
de
concurrents dans l' eau. Ce n' est pas catastrophique. Je garde la
tête
froide (l ' eau à 17°c ça aide). Je sors du parc
après 38 min. je me
dis que j ' aurais mieux fait de me taire quand je disais que j' avais
progressé en natation.
Je m' applique en vélo à rester raisonnable au 1er
tour, d' autant
que le vent de face rend le parcours plus dur que prévu. Je
remonte
progressivement quelques places jusqu' au moment où,
à la fin de la
1ère boucle, un véritable peloton me dépasse...
tiens je croyais que le
drafting était interdits ?! Je profite involontairement de
l'
aspiration puis je me dis qu' il y a sûrement un arbitre qui me
surveille depuis le début prêt à me
disqualifier..Je me mets donc à
accélérer et repasse devant ces tricheurs pour plus
jamais les revoir.
Je finis fort la partie vélo. Je remonte 43 places.Je commence
la
course à pieds quand stefan Bignet gagne la course en 1h58min
(il avait
déjà couru la veille au grand prix. Impressionnant...).
Je commence donc à courir et je sens tout de suite mes
quadriceps
se tétaniser. C' est normal. Ca va passer. Applique toi à
bien courir
relâché me dis-je.Eh bien non! Ce n' est jamais
passé et cela à empiré
au contraire.Heureusement qu' il y a d' autres muscles qui peuvent
servir et je continue à dépasser plein de coureurs. Donc
arrête de te
plaindre et sert les dents. Je remonte 83 places et j ' aperçois
tout
d' un coup la ligne d 'arrivée. Pas croyable. Tu va enfin finir
un
triathlon. Tu pourras dire je suis un triathlète sans rougir.
Je finis la course les bras levés en 2h45min à
la 428ème place sur
environ 700. Cette fois-ci, l' essentiel était de terminer et
non de
participer comme on dit communément....
A bientôt.