Le jus

Comme jefaisdutri.com est en train de prendre de l’ampleur et que, par la même occasion, Vincent progresse de jour en jour (arrête d’ailleurs : d’ici peu tu vas nous cogner…), il est temps de révéler un des secrets majeurs de mes humbles préparation qui me permettent d’arriver à mes humbles résultats… (on aura tout lu…).
Avant de commencer je me dois de mettre les choses au point avec un certain George L. qui s’est permis de me voler mon concept innovateur à des fins mercantiles et ça, je dois le dire, c’est pas bien du tout. George : carton rouge !!

On sait tous que les sportifs sont attachés à certains éléments qui relèvent plus du mystique qu’autre chose : Charly ne fait pas une course sans son slip bleu acheté en 1978 à St Tropez et dédicacé par BB ; Denis ne peut pas se résoudre à quitter son vieux maillot de bain qui, tellement il est étiré, pourrait facilement contenir un Jérôme ; Jean Michel ne peut pas rouler sans son bon vieux mouchoir accroché au guidon (et oui, ça tue le mythe de voir un mec sortir son vieux « tire-jus » sur un Ironman !) et courir sans s’accrocher des bandelettes sous les genoux (si, si !! vous pouvez vérifier !!!). Et bien moi j’ai découvert ma fameuse technique, mon arme fatale, mon ultime concept, il y a bien longtemps dans une lointaine, très lointaine galaxie…

En fait, plus précisément, c’était dans un bar un peu glauque Place de la Victoire à Bordeaux. J’étais en stage intensif à base de Guiness sur les conseils de Denis et j’ai été accompagné dans mes séries par un nain tout vert avec de grandes oreilles pointues. Franchement, il était un peu bizarre, il avait une sale gueule, mais il était sympa. Il s’appelait Yodu, ou un truc dans le genre… Il m’a expliqué qu’il était « maître gédail» (un peu l’équivalent de la ceinture noire en judo) dans une association loi 1901 où l’activité principale est le développement de soi.
Pour que ses élèves, qui deviendront un jour des Chevaliers Gédail, soient au top, il leur enseigne une technique bien particulière : la maîtrise du Jus. Et il en découle ainsi leur crédo : « que le Jus soit avec toi ».
Bon, moi j’ai voulu savoir ce que c’était exactement que le Jus parce que, d’une part, je ne veux absolument pas avoir recours à un produit dopant et, d’autre part, je me suis déjà fait avoir avec des méthodes soi-disant révolutionnaires mais totalement bidons (Denis m’avait par exemple expliqué que si je pétais dans ma combi, j’étais sûr de gagner 5’ en natation du fait d’une meilleure flottaison).

Donc le Jus est né il y a 12 milliards d'années, lorsque l'Univers a jailli du Big Bang. Tout ce qui a existé, ce qui existe ou existera est issu de ce formidable bouleversement. Au cours de ces milliards d'années, la vie est apparu, évoluant vers des formes de plus en plus complexes. Au centre de cette évolution, de la plus insignifiante forme de vie à la plus grande étoile, se trouve le Jus.

Le Jus est une présence naturelle qui unit l'Univers dans un grand ensemble. C'est une énergie qui l’assemble dans un tout unique. Le Jus est tout et fait partie de tout. Le Jus est une source d'énergie inépuisable à laquelle toute les formes de vie peuvent faire appel. Plus on y puise et plus il est abondant. Le Jus est accessible à tous les êtres vivants par la présence des midi-chloriens dans leurs cellules. On ne sait pas trop ce que sont les midi-chloriens, mais on sait qu’il y en a beaucoup dans la piscine (ben oui, dans le chlore !), qu’ils sont présents à l'intérieur de toutes les formes de vie et qu'ils vivent en symbiose avec elles. Sans eux aucune vie ne pourrait exister. Plus les midi-chloriens sont présents dans un être vivant, plus celui-ci a la faculté d’entrer en contact avec Le Jus. Cependant, une concentration élevée de midi-chloriens ne garantit pas la maîtrise du Jus. Seule l'étude approfondie et une longue formation exclusive (inculquée par un Maître Gédail) permet à un être de maîtriser parfaitement Le Jus.


Une fois tout ça expliqué, ça paraît intéressant… je me suis donc dit qu’il fallait essayer… Et Yodu a accepté de m’enseigner les fondements de l’art Gédail et de la maîtrise du Jus pendant de longs mois.

Alors je ne vais pas rentrer dans les détails techniques car l’apprentissage de la maîtrise du jus ne peut pas s’expliquer par écrit, c’est une philosophie. Je me tiens néanmoins à la disposition de ceux que ça intéresse pour une première approche.

Il faut cependant prendre conscience que la maîtrise du jus implique un danger : basculer du côté obscur… A ce moment là, on sombre dans la facilité et la fainéantise. Il faut travailler en communion avec le Jus et non l’exploiter sans contre partie. Avant le triathlon de Nice en 2004, j’ai abusé du Jus en l’accumulant pendant 2 longues semaines avant la course (bref, j’ai rien glandé pendant 15 jours !!!) et, le jour de l’épreuve, le Jus m’a abandonné. Dépité, j’avais contacté Yodu et il m’avait expliqué qu’il ne fallait pas prendre le Jus pour un con et le laisser faire tout le boulot tout seul : le Jus peut être susceptible…

Comme nous sommes à une semaine de l’Ironborn de Biscarrosse, ceux qui y participe peuvent tenter de ressentir une première fois le Jus : c’est le moment parfait ! Concentrez vous sur vous mêmes, écoutez votre corps, vos sensations, reposez vous. Profitez de ces quelques jours avant la course pour laisser le Jus s’immiscer en vous et vous ressentirez dimanche 25 les bienfaits de cette nouvelle collaboration.

Rendez vous à Biscarrosse et… que le Jus soit avec vous !

SEB.

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