Un grand moment, mon premier CD.

Rien de bien spécial à raconter.

Coucher tôt la veille, mais endormi très tard, peu de sommeil car un départ de bonne heure avec Chris et Véro. Chris fait le découverte, c'est sa première course de l'année ; je lui sers de coach et ça permet surtout de faire un peu baisser la pression. Je profite pleinement du spectacle offert par les trois courses en quasi simultané.

Puis vient midi, on se regroupe à quelques uns du club, pour un pique nique d'avant course, au menu des pates, thon, fromage, compote. On discute, ceux qui ont un peu d'expérience en font profiter ceux qui en ont moins.

La course approche la tension monte, mais je n'ai plus d'angoisse, je veux juste rentrer à Bordeaux en mettant les pieds dans l'eau, mais à ce moment là, se serait mal vu. Il va falloir se lancer, tout est prêt dans ma tête, je pars derrière, je me concentre sur la technique, je transitionne gentil, je gère en vélo et je termine comme je peux en CAP.

J'entends encore un dernier conseil et des encouragements mais je suis déjà dans ma course.

C'est le départ, le troupeau se lance dans l'eau, je suis à bonne distance mais pas largué, concentration, le bras loin devant et on pousse loin derrière. Sa marche super déjà je remonte, il n'y a pas eu de baston jusqu'à la bouée, ça secoue un peu mais rien de méchant, il faut maintenant viser la seconde, mais je la vois pas. Je suis dans un groupe, mais un peu trop sur le coté et je dérive un peu sur la droite, quand j'apperçois enfin la bouée j'ai fait un peu trop de chemin, mais c'est pas trop méchant, juste quelques places de perdu. La rive approche vite, les 1500 m sont passés somme toute très vite. Je sors de l'eau en enlevant la combi, quand le mollet droit se contracte en une crampe, là j'ai peur, mais le concurrent devant moi, en a aussi une, j'en déduis que ça doit être plus ou moins normal.

Une transition pour le moins lente, j'explique : Je trouve facile mon emplacement (ça sert de repérer les lieux), mais j'avais prévu de mettre les chaussettes dès le vélo, mais comme j'ai les pieds mouillés et que je suis un peu dans le vague je décide de les prendre avec moi et de les mettre en CAP, elles rejoignent donc la barre MAXI POWER et le tube d'energie concentré, ainsi que la chambre à air et la pompe dans la poche de la tri fonction, qui n'en demandait pas tant et déborde. Je m'organiserai mieux la prochaine fois....

Départ vélo, sans réfléchir, Charly aurai été content de moi, je pars à bloc, bon je décide quand même de calmer le jeu au 25eme kilo quand je réalise qu'aprés le vélo, il faut se faire 10 bornes en courrant... J'en profite pour admirer le travail des organisateurs et je remerçie les bénévoles à chaque croisement. C'est quand même grace à eux qu'on en chie...

Le front de mer approche pour la dernière transition, cette fois, se sera un peu plus rapide, je vide les poches, "tient les chaussettes !!" bon, j'ai les pieds sec, je vais pas perdre encore trois minutes à les enfiler, je sors le casque et c'est parti !!!

50 mètre et une terrible crampe d'estomac (enfin je pense), respire, souple j'ai le temps. Un peu de foret, le premier ravito, et ça va mieux, j'en profite un peu, la foulée n'est pas super mais je m'attendais à pire, fin du premier tour, ça va. Début du second, on repasse sur le front de mer, et revoilà la crampe d'estomac, en plus les mollets se font dur et je sens que je devient tout chaud, il reste 50 mètres avant le ravito, je double en encourageant un concurrent qui à des crampes. Cette fois je prends un peu de temps, hydratation, abricot sec, mouillage, encouragemnt des bénévoles et c'est reparti, ça va bien mieux, plus que 4 bornes. La fin (de la course... moi ça va) approche, on rejoint la ville et la plage, Chris prend une photo et me suis sur les derniers mètres, le public m'encourage, les pôte du club aussi, et même les Pessacais. (Bravo à eux 3 dans les 20 premiers, et en particulier Mathieu qui en plus d'être très fort et aussi un type très sympa, il m'a prété sa veste pour me réchauffer en attendant les prix).

Je vois la ligne, je vois le podium, ça y est, je n'ai plus de souffle mais c'est l'émotion, j'écrase une larme de joie, je suis fier de moi : Je viens de finir un CD 1,5 kilo de nage, 40 de vélo, 10 de CAP. Il y a trois ans je savais même pas que ça existait...

Je ne voulais pas faire un roman et voilà que je m'étale, j'aurai aussi voulu tout vous re-raconter depuis le début de ma "carrière" (c'est pas long y a que deux ans), les entrainements, tout, tout le reste. Je suis gonflé à bloc, peut être que le prochain tri me fera redescendre (aprés St Pee, j'étais pas bien non plus...) mais là j'en profite un max....

VIVE LE TRI...

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