Le 2 avril 2006, j'ai encore appris. La leçon fût dure et longue.
4h20, 76 km et 4 cols. Sur un initiative de Seb (dont vous trouverez le compte rendu ici) nous étions 11 du club pour une sortie vélo dans le Pays Basque.
Tout s'annonçait bien, beau temps, pas trop chaud, paysage merveilleux en haut d'Ibardin, plein de gens très sympa avec qui ont va passer un bon moment sportif.
Pour moi, c'est ma première leçon en montagne, et déjà sur le parking, Seb me fait remarquer que mes freins sont en position « ouverte », donc j'en conlus que ça fait plus d'un an que c'est comme ça, je comprends pourquoi je trouvais le freinage un peu court. Bon on part, en descente c'est bon pour l'échauffement. Troisième virage, premier vrai freinage, je bloque l'arrière, le vélo se met en travers, je relache mais c'est déjà le millieu du virage, j'essaye de prévenir d'un beau cri plein de détresse mais Manu, n'a pas le temps d'éviter l'accrochage et c'est la chute. Peur sur le moment car il y a un beau et haut trottoir, et sa tête heurte le flanc de la montagne. Ca commence très mal. Heureusement Manu se relève vite et semble Ok, un petit peu Ko, mais il est solide et remonte sur le vélo en vitesse pour ne pas inquiéter plus le reste du groupe. Bon, maintenant je décide de prendre plus de précaution et de découvrir l'art de la descente avec un peu plus de souplesse...
mais voici déjà la première montée de la journée, je décide de la faire tranquille, je découvre, le gros du groupe est devant mais à vue, et ça passe tranquille, un peu essouflé mais ça va.
La seconde sera un peu plus dure, et à la troisième heure arrive le troisième col. Celui des trois bornes je crois. Un horreur pour débutant. Un petite descente je prends un peu d'élan et rentre dans le vif du sujet par la roue avant qui se lève et retombe en travers, j'évite la chute (cette fois) de justesse.
Seb me donne des conseil sur le rythme qui doit être lent et régulier pour ne pas s'essoufler, daprés lui, seul le début est très dur, ensuite sa monte plus « cool ». en fait, il semble que sa mémoire soit très sélective, rien dans ce col n'est facile. La pente peut se révéler «pentue», le revétement est ignole (nous somme coté français) et elle est très longue (peut être pas mais ça m'a paru très long). Cette montée sera émaillée de moments épiques. Je pense être le premier à avoir mis pied à terre pour retrouver un peu de force. Je remonte sur le vélo et deux virages plus loin je vois Chris à coté de son vélo, il me voit arriver et éclate de rire, je comprend pas, mais en approchant je vois que les nerfs craquent : c'est le manque d'air dû à l'altitude. Je m'arrête, il me dit qu'il ne peut plus s'arreter de rire, et immédiatement aprés il veut pleurer...
Allez !!! On repart, Une horreur on ne voit pas le sommet, les jambes brulent, j'ai même du mal à prendre mon bidon de peur de tomber tellement la vitesse est lente... Au bout d'un long moment, on voit descendre trois membres du groupe qui doivent être inquiet de notre absence en haut, il semblerai que j'ai été un peu rude verbalement, c'est bien fait pour eux....
Un fois en haut, il faut redescendre, bon allez on redescent, c'est nul le vélo....
Une fois en bas, il faut remonter, forcément, les voitures sont en haut. La route est belle pour cette dernière montée, mais moi je suis cuit... Je n'arrive même plus à suivre personne, et me voilà dernier du groupe. Au cinquième kilomètre de la montée finale je stoppe tout, reprend un peu de souffle, de sucre et d'eau et je reprends le vélo pour les deux derniers kilo, enfin les premières ventas sont à vue, et voilà les voitures. Je n'ose pas rouler au millieu et je déchausse pour les 300 derniers metres, je sors mes chaussures et me voilà en chaussette en train de pousser le vélo, une sorte d'extra terrestre au millieu des caddies, et des gens avec plein les bras, cartouches de clope, bouteilles de ricard et autre... Le dernier raidillion,et c'est le parking, j'ai plus mal aux pieds qu'aux jambes et j'en oublie même le genou...
Le décors est toujours aussi beau en haut, tout le monde m'attend et on file manger un bout dans une venta à l'acceuil rude mais je m'en fout, d'ailleurs je me fout de tout, je n'est plus aucune sensation....
On a déjà pris beaucoup de retard et aprés quelques photos et fou rire on quite les Marion et les Sere, pour rentrer sur Bordeaux. Personne ne dormira dans le camion et on se relaye pour conduire, tout c'est bien passé...
Conclusion : La montagne c'est dur et il faut un peu d'expérience. Donc je vais me remettre sérieusement à l'entrainement et travailler la force car il semblerai que je sois un peu juste de ce coté.
Conclusion bis : Vive le sport !!! et surtout VIVE LE TRI puisque le prochain entrainement c'est dans l'eau et je retrouve très certainement le droit de courir cet aprés midi....
A bientôt sur les hauteurs.